Compte rendu de l’AG aux flamants – 56 mars

Fatima du collectif Pas sans Nous,  a ouvert les débats vers 18h et accueilli la parole en vrai maîtresse de cérémonie devant une soixantaine de personnes. Elle a précisé qu’elle s’était opposée avec ses amis militants à la diffusion du film : « Merci Patron », qui n’évoque pas grand chose dans un quartier où le taux de chômage est proche de 50%.

Le principe des Nuits Debout a été rappelé : liberté de parole, les différents signes des mains pour interagir avec l’interlocuteur ont été évoqués. Deux médiateurs se sont ensuite présentés pour animer les débats.

Ces derniers ont tourné sur la question des quartiers et des bobos. « Qu’est ce qu’un bobo ?» a été longtemps débattu. La grande majorité des intervenants ont aussi rejeté le terme de « quartier nord » comme étant inapproprié et étant un élément de langage de technocrates.

Il a été aussi sujet de la question du handicap, de la ségrégation, de l’histoire coloniale française, de la raison d’être des Nuits Debout, de la chasse aux voix des élus dans les quartiers, des kalachnikovs, de la fierté d’être marseillais/français/d’origine algérienne, de la situation des réfugiés..    Le verbe converger a aussi été conjugué à tout les temps du présent par l’assemblée !

Le rassemblement Nuit Debout de samedi prochain au Vieux Port a été également évoqué.

La soirée s’est finie avec quelques dernières interventions à 22h et sans lampadaires. Également, chose rare et précieuse, Rachida à souhaité faire chanter les personnes présentes. Il a donc été chanté en chœur des chansons de Joe Dassin, Claude François (saviez-vous que « Si j’avais un marteau » est une reprise d’une chanson défendant la cause des noirs américains ?), mais aussi des chants occitans, basques, et une chanson militante pour défendre la cause des sans papiers.

Un grand moment, qu’il nous tarde de revivre, avec des contacts noués entre arrondissements marseillais. Et nous l’espérons, nous serons très nombreux pour la prochaine agora prévu samedi prochain. Car ce que nous avons appris ce soir : c’est que nous avons plus que jamais besoin de nous retrouver entre marseillais pour parler et réinventer la démocratie moribonde de ce pays.

Romain.