COMPTE RENDU DE L’ASSEMBLÉE INTER-COMMISSIONS DU 89 MARS (25 MAI) 2016

COMPTE RENDU DE L’ASSEMBLÉE INTER-COMMISSIONS DU 89 MARS (25 MAI) 2016

ORDRE DU JOUR : http://www.forum.nuitdeboutmarseille.fr/viewtopic.php?f=106&t=82

1) POINTS INFO

  • Bernard, le nouveau référent de la commission « constitution citoyenne » présente l’objet de cette commission et annonce qu’elle se réunira au Vieux port tous les mercredi de 18 à 19h et invite toutes les personnes intéressées à rejoindre la commission et à participer aux débats en cours sur le forum de Nuit Debout Marseille (www.forum.nuitdeboutmarseille.fr).
  • la commission « convergence des luttes » fait le point sur les rendez-vous de lutte contre la loi travail, à retrouver sur l’agenda des luttes de Nuit Debout Marseille : https://openagenda.com/nuit-debout-marseille-agenda-de-luttes?oaq[passed]=1. Elle annonce également être en contact avec le SAF (syndicat des avocats de France) pour organiser une intervention d’avocats de 15-20 minutes pendant les débats (sur les droits de la défense) et tenir un stand d’information un samedi.
  • la commission « nuit debouff » demande des volontaires pour participer à la cantine, qui est une des sources de financement de la caisse de Nuit Debout Marseille et qui est un moment convivial : besoin de bras dès jeudi pour récolter et transporter les aliments, notamment les légumes, besoin de mains dès vendredi pour préparer les plats qui seront servis samedi, besoin de gens pour assurer un roulement au stand cantine tout l’après-midi du samedi et ainsi permettre à tout le monde de participer à l’assemblée. Le nouveau référent de la commission nuit debouff est Raphael.
  • Alice annonce la création de la commission « défense civile » pour faire connaître leurs droits aux manifestants et fournir un soutien psychologique aux victimes de violences pendant les manifestations, par le biais de groupes de parole (confidentiels, en lieu privé, pas sur l’espace public) ; les groupes de parole seront des groupes de 3 à 8 personnes et se dérouleront les lundi de 18 à 20h (lieu précisé aux participants).
  • un participant informe l’assemblée qu’un avocat, Me Ripert (avocat d’Action Directe), a été interné sous la contrainte (d’office) à Grenoble et invite l’ensemble des participants à téléphoner au standard de l’HP pour s’enquérir de sa situation et exiger sa libération (mise à jour : l’avocat a été libéré mercredi soir : http://www.liberation.fr/france/2016/05/25/bernard-ripert-l-avocat-d-action-directe-interne-d-office-pendant-deux-nuits_1455165).
  • la commission « biblio debout » confirme sa présence samedi et fait un appel aux volontaires pour renforcer l’équipe.
  • la commission « logistique » rappelle que la présence sur le Vieux port suppose une autorisation de la préfecture pour laquelle il faut 3 volontaires (trois membres de l’assemblée se portent volontaires).
  • une participante fait remarquer que si la préfecture donne l’autorisation, la mairie en donne aussi ; il faut donc arriver avant 16h pour « occuper » le terrain.
  • une manifestation des AED/AP aura lieu le 7 juin (pour des revendications salariales non liées directement à la loi travail).
  • Sarah et Florian font un compte rendu de leur passage à Nuit Debout Paris (à lire dans les « Publications » sur le site)

2) ORGANISATION DE L’ASSEMBLÉE DU SAMEDI 92 MARS (28 mai) 2016

Plusieurs propositions sont formulées mais beaucoup sans certitude sur leur faisabilité dès samedi :

  • proposition de débat sur l’UE (notamment le maintien dans / la sortie de l’UE) : problème de date de disponibilité des intervenants à confirmer ;
  • proposition de laisser carte blanche aux lycéens et étudiants

Plusieurs participants insistent sur la nécessité de réfléchir au moyen de faire participer plus de lycéens/étudiants lors des rassemblements de Nuit Debout Marseille. Les lycéens/étudiants ont été très actifs au début de la mobilisation contre la loi El Khomri, aujourd’hui ils ont des échéances (examens) qui les rendent moins disponibles. Ils n’en sont pas moins importants dans le mouvement, d’autant qu’ils sont l’avenir de la société. Leur proposer une carte blanche pourrait être un bon moyen. Un groupe de travail est à l’œuvre mais le projet n’est pas encore mûr. En l’état actuel le projet serait que la Nuit Debout Marseille organisée par les lycéens/étudiants ait leu le vendredi 3 juin, donc hors des assemblées habituelles.

Remarques :

– un participant estime que symboliquement il serait plus parlant que la Nuit Debout Marseille de la jeunesse ait lieu un samedi et non un jour « à part » des rassemblements habituels.

– un participant fait part de son sentiment que les jeunes ont quitté les rassemblements de Nuit Debout Marseille pour rejoindre d’autres mouvements, notamment « 13 en lutte ». Ce sentiment n’est pas partagé : plusieurs personnes pensent au contraire que les lycéens et étudiants ne sont pas plus présents ailleurs, et estiment que si ils sont effectivement absents en semaine, ils ont présents régulièrement et en nombre les samedi pendant l’assemblée populaire.

– un autre participant considère que « les jeunes » n’est pas une expression appropriée car les lycéens et étudiants ne sont pas un bloc homogène, et encore moins un groupe social structuré avec des organes représentatifs qui pourraient prétendre à une quelconque légitimité. Le projet d’une Nuit Debout organisée par les lycéens et étudiants devrait donc être conçue comme une Nuit Debout sur le thème de la jeunesse (pour parler de la jeunesse) dans un cadre auto-organisé par les jeunes.

– il est aussi rappelé qu’il vaut mieux éviter de stigmatiser tel ou tel groupe car la lutte contre la loi travail qui est à l’origine des Nuit Debout concerne toute la société, sans distinction des mouvements ou des couches sociales ou de l’âge.

– un membre de la commission convergence des luttes propose que cette commission multiplie les contacts avec les établissements d’enseignement pour intéresser plus de lycéens/étudiants à participer à ce projet.

  • la commission « éducation populaire » peut organiser deux débats de 1h chacun sur 1) démocratie et travail, 2) autogestion ; la commission prépare également un débat sur le féminisme qui pourrait avoir lieu le samedi 11 juin
  • proposition de débat entre Roland GORI (https://fr.wikipedia.org/wiki/Roland_Gori) et un membre de la CGT pour interpeler la partie de l’opinion publique qui hésite encore à s’engager dans / soutenir le mouvement social contre la loi travail ; problème : la seule disponibilité de Roland GORI serait le vendredi 3 juin (la commission éducation populaire va travailler sur cette proposition).
  • proposition de débat sur « démocratie sur la place publique » pour mettre en discussion la participation du public et faire l’expérience de la réflexion collective puis de l’action collective.
  • proposition basée sur un travail en cours qui pourrait être présenté dès samedi si il y a suffisamment de participants/volontaires d’ici-là : faire des reportages pour donner la parole aux personnes qui ne viennent pas à Nuit Debout : les entretiens réalisés seraient mis en ligne sous forme de blog et/ou seraient mis en vie par des « crieurs publics » pendant l’assemblée du samedi ; besoin de volontaires pour réaliser les entretiens et/ou assurer le rôle d’interprète quand c’est nécessaire. « Cinéma debout » propose de participer avec ses moyens vidéo.

Remarques :

– les débats avec des intervenants sont très enrichissants ; mais il ne faudrait pas que ce soit au détriment d’un équilibre entre les interventions de spécialistes et les retours d’expérience des salariés actuellement impliqués dans les opérations de blocage (raffineries, postes, transport…) ; cela suppose de les contacter et de les convaincre de venir s’exprimer et partager leurs témoignages/expériences.

– La présence d’intervenants tels que les Fralib en personne est plus intéressante que la diffusion de films / documentaires sur leur lutte : le Vieux port n’est pas propice à la concentration pendant une diffusion, et l’interaction avec les intervenants permet plus d’échange.

– il faut plus de rigueur et de prévisibilité dans l’organisation des débats avec des intervenants extérieurs car cela prend du temps de les contacter pour voir avec eux leurs disponibilités ; donc il faut anticiper.

– il faut aussi pouvoir donner certaines « garanties » aux intervenants : certains ont du être « décommandés » à plusieurs reprises, ce qui n’est pas souhaitable.

– le créneau horaire 16h-23h pour samedi semble un bon créneau.

– beaucoup de membres très actifs ne seront pas présents samedi, la mobilisation de tous sera donc nécessaire pour faire que le rassemblement soit une réussite.

– un participant regrette qu’on se focalise sur le rassemblement du samedi au détriment du rassemblement du mercredi.

Synthèse du programme pour samedi :

– 1er débat : Démocratie sur la place publique

– 2e débat : Grève générale et convergence des luttes

+ ébauche de programme pour les prochaines assemblées populaires :

– le vendredi 3 juin : débat sur la déshumanisation du travail (avec roland GORI ?)

– samedi 4 juin (à compléter/revoir/confirmer mercredi prochain) : débats organisés par la commission éducation populaire sur les thèmes 1) démocratie et travail, 2) autogestion.

3) DEBATS

CAISSE DE GREVE / CAISSE DE NUIT DEBOUT MARSEILLE

(un débat a été commencé à ce sujet sur le forum : http://www.forum.nuitdeboutmarseille.fr/viewtopic.php?f=82&t=37)

Le débat est centré sur la question des bénéficiaires de l’argent collecté dans le cadre de la caisse de grève de Nuit Debout Marseille : aux syndicats ou aux nuitdeboutistes non syndiqués ou à d’autres luttes ?
Un participant relate ses actions personnelles pour contribuer à la caisse de grève de Solidaires et de la CGT. Solidaires à Marseille ont refusé (temporairement) les participations extérieures. S’agissant de la CGT ils acceptent les participations extérieures même si ils ont leur propre caisse (distincte de la caisse du syndicat) et leur propre réseau d’alimentation de cette caisse, notamment via du don sur internet.
Certains privilégient le soutien aux syndicats qui organisent la partie la plus stratégique de la lutte. Pour certains participants ce soutien doit être total, quitte à sacrifier d’autres luttes ; à l’inverse pour d’autre participants il peut n’être que symbolique. dans ce cas l’argent de la caisse de grève peut servir à soutenir plusieurs luttes, dont celle(s) des nuitdeboutistes grévistes non syndiqués ; il est rappelé que les syndicats comme la CGT sont autosuffisants financièrement. Toutefois on ignore combien de temps va durer la lutte et quelle sera le besoin réel de financement sur le moyen/long terme. Il est proposé de financer les nuitdeboutistes non syndiqués et les autres luttes par la caisse (ordinaire). Par ailleurs si les syndicats ont des caisses de grève, ils ont d’autres besoins de financement, notamment pour couvrir les frais de justice des « bloqueurs » (les caisses de grève servent uniquement à compenser les pertes de salaires).
Sur le caractère stratégique de la grève dans certains secteurs, certains font valoir que si la grève s’amplifie dans ces secteurs dits non stratégiques, cela peut contribuer au blocage. Notamment dans l’éducation, qui concerne beaucoup de monde, mais où il y a actuellement peu de mobilisation et où l’existence d’une caisse de grève pourrait contribuer à augmenter le nombre de gréviste, et donc créer les conditions d’un blocage plus important. D’autres rappellent que les personnels de l’enseignement se sont mobilisés massivement par le passé (2003) sans succès.
Il est rappelé que le manque d’argent est un frein à son utilisation. Par exemple la « legal team » ne dispose pas d’un budget suffisant pour soutenir tout le monde ; résultat : aucune décision n’ayant encore été prise, l’argent dort dans la caisse de la legal team.
Un autre critère d’utilisation de l’argent peut être les « besoins concrets ». Les Moulins Maurel notamment on un besoin concret immédiat de financement pour leur projet de reprise.
Un participant propose d’arrêter les débats stériles et d’utiliser l’argent de la caisse de grève pour acheter du cannabis et rêver d’un monde meilleur.
Une participante propose de créer une association qui ouvrirait un compte à la NEF pour ne pas conserver l’argent entre les mains d’une personne physique. Le recours au système bancaire est vigoureusement contesté par un autre participant. Ce point ne fait pas l’objet d’une décision (la caisse reste donc entre les mains d’une seule personne qui en est responsable – Gabin – en attendant qu’ une autre organisation soit décidée.
Il est donc proposé soit de donner tout aux syndicats, soit de donner 20% ou 1/3 aux syndicats et de partager le reste entre les nuitdeboutistes non syndiqués et les Moulins Maurel. Faute de consensus il est procédé à un vote sur la proposition de consacrer 1/3 de la caisse de grève de Nuit Debout Marseille aux syndicats, 1/3 aux nuitdeboutistes non syndiqués et 1/3 à la lutte des Moulins Maurel : Nombre de participants au vote : non sollicité ; Pour : 27 personnes, Contre : 4 personnes, Abstention : non comptabilisé.

RDV HEBDOMADAIRE (au moins) pour toutes les commissions avec JOUR ET HEURE FIXE, comme pour les assemblées

(un débat a été commencé à ce sujet sur le forum : http://forum.nuitdeboutmarseille.fr/viewtopic.php?f=82&t=67%27)

Il ne s’agit pas vraiment d’un sujet de débat mais plutôt d’une incitation faite par un participant aux membres des commissions pour organiser et tenir des réunions régulières sur la place publique et de manière bien visible pour donner plus de visibilité à Nuit Debout Marseille et inciter le public qui est interpelé par ces réunions publiques à les rejoindre et à participer aux débats et aux prises de décisions. Ces rendez-vous réguliers pourront alimenter l’agenda des événements de Nuit Debout Marseille.
Un autre participant rebondit sur cette idée pour rappeler que lors de l’assemblée du samedi 78 mars (14 mai) de nombreuses commissions et associations avaient un stand et cela avait créé une dynamique très sympathique dans le public et des échanges avec le public sur le travail des commissions et associations présentes.

Les autres points de débat à l’ordre du jour sont renvoyés à la prochaine assemblée inter-commissions.

4) DIVERS

– proposition d’actions non violentes :

– préparer des pétales de fleur en papier et les lancer en l’air sur les forces de l’ordre lors des manifestations ; ces pétales pourraient être confectionnées par des enfants lors d’ateliers le samedi.

– peindre au sol les couleurs de la paix (arc-en-ciel) en fin de manif à l’aide par exemple d’un chariot bricolé exprès ; un participant encourage ce type d’idée qui a l’avantage de donner de la visibilité – ce dont manque Nuit Debout Marseille – même si elle peut paraitre baba-cool et sans intérêt à priori.

– prévoir un interprète en LSF pendant les assemblées.

– proposition d’un type d’action rapide et visible : se rendre en groupe sur un lieu avec un message composé de panneaux (un panneau par personne, une lettre par panneau) ; une fois sur place : composer le message préparé à l’avance, prendre des photos puis quitter le lieu et publier les photos sur internet.

– une proposition d’action d’envergure nationale, non violente et légale, à organiser dans la discrétion pour un effet maximum est faite en assemblée ; un groupe de personnes intéressées se constitue et quitte temporairement l’assemblée pour en discuter.

5) MICRO LIBRE

Fin de l’assemblée vers 21h30.

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