Réunion du 3 mai 2017

(CR rédigé à quatre mains par Christina et Edem)

Salut à tou-te-s,

Cette réunion a duré deux heures, trop court car beaucoup de sujets ont été abordés. Voir ci-dessous pour les détails de chaque point de l’ordre du jour.

1) Conférence de citoyen-ne-s

2) 2e rencontre avec les Philosophes Publics à l’occasion des roues de la philo

3) Tables de discussion

4) Fonctionnement interne

5) Puzzle démocratique

6) Campagne pour en finir avec le vote utile

PROCHAIN RDV MERCREDI 10 MAI A 18H00 DEVANT LA FONTAINE DU COURS JU pour continuer à élaborer ces différents projets.


1) Conférence de citoyen-ne-s

Jacques Testard a répondu à la sollicitation de Christina concernant l’organisation d’une conférence de citoyen-ne-s. En l’état des choses une conférence ne peut pas être organisée car elle doit s’inscrire dans un cadre « légalisé », c’est-à-dire qu’elle pré-suppose une demande d’une autorité « institutionnelle » (par exemple Etat, mairie mais aussi hôpital, université, etc) qui accepte de respecter le résultat des travaux de la conférence. Il faudrait donc convaincre une telle autorité (la mairie de Marseille par exemple d’organiser une conférence (sur un sujet précis) et d’en confier l’orga à un organisme de la société civile reconnu dans le domaine. Il est assez évidentqu’il ne sera pas facile de trouver un tel relais et de le convaincre. Aussi a-t-il été décidé de demander à Jacques Testard comment nous pouvons participer à la promotion des conférences de citoyen-ne-s pour en favoriser la légalisation.

Pour info, à propos de démocratie participative, la mairie de Marseille se serait engagée à organiser un référendum local si cette initiative est soutenue par 20% des électeurs (source info : Association Article 3 qui fait la promotion du référendum d’initiative citoyenne).

Comment alors populariser cet outil démocratique que sont les conférences de citoyen-ne-s ? C’est une mission difficile que de constituer le panel représentatif, trouver les lieux de réunions, et qui requiert une mobilisation importante de participants et d’intervenants. Peut-être au sein d’un syndicat ou d’une entreprise ? Ou en les organisant nous-même ? Là encore le protocole à respecter pour que ces conférences soient organisées dans de bonnes conditions n’est pas à notre portée (par exemple il faut faire intervenir un institut de sondage dans la formation du panel représentatif). Sur ce sujet, la rencontre avec les philosophes publics a permit d’évoquer une nouvelle piste.

2) 2e rencontre avec les Philosophes Publics à l’occasion des roues de la philo

La mobilisation de la commission pour cette invitation s’étant limitée à une personne (pour 3-4 initialement prévus :-(, sa stratégie a été de suivre l’intégralité des échanges et d’observer le processus à l’œuvre.

Séverine, inscrite sur la liste de diffusion de la commission, s’est jointe à la manifestation en enregistrant les conversations de l’après midi qui donnera peut-être naissance à un projet personnel.

La distance critique que permet l’apport de concepts philosophiques est intéressante car elle favorise l’émergence de la fameuse « perle » dont parle PierreMD pour les porteurs de paroles (PdP).

La disposition d’un temps plus long crée une relation très différente de celle des PdP.

Et la tâche est plus difficile même dans ce contexte dès que l’on parle de politique, de société et de temps actuels.

Il serait peut-être intéressant d’organiser des discussions sur le même format sur des thèmes plus directement citoyens. Ça permet des discussions plus approfondies, des interactions entre les passants, une mixité de point de vue.

Le souhait de prendre la parole et la satisfaction de pouvoir le faire se sont exprimés tout au long de l’après midi! Il y avait vraiment une joie d’avoir partagé ce temps! Cela faisait véritablement événement!

Merci aux philosophes pour leur accueil naturel!

3) Tables de discussion

Donc, suite à la rencontre avec les Philosophes Publics, Christina a pensé que ce mode d’occupation de l’espace public serait peut-être moins intimidant pour les autres associations à vocation citoyennes, notamment celles qu’Edem a tenté d’associer à nos actions.

Concrètement il s’agirait de poser un cadre de discussion (une table et des chaises par exemple, ou un tapis et des coussins) dans lequel jusqu’à 6 personnes (2 animateurs + 4 participants) échangeraient sur une question donnée tirée au hasard pendant un laps de temps donné.

Ce rendez-vous aurait lieu de manière régulière, par exemple 1 fois par mois ou tous les deux mois, afin de créer une habitude de rendez-vous.

Lieux envisagés : on a évoqué la place derrière le manège de la canebière (place Charles de Gaulle)

Il faut qu’il y ait beaucoup de passage, parce que même les curieux font une bonne part de la proposition.

4) Fonctionnement interne

Deux situations ont été évoquées car perçues comme potentiellement destructrices des dynamiques de groupe.

D’une part la conscience de l’impact de nos comportements individuels lorsqu’ils s’inscrivent dans le cadre d’une action collective. Ainsi par exemple le fait d’annoncer sa venue à un évènement commun ou sa participation à un projet commun puis de ne pas suivre ces « engagements » (= comportement individuel) sans prendre le temps d’informer ou d’expliquer au reste du groupe, ou le faire seulement après coup (=impact sur le groupe).

D’autre part la nécessité de tenter de favoriser un temps d’observation préalable à toute intervention des nouveaux venus dans un projet en cours pour tenir compte du travail d’ores et déjà accompli par le groupe. Il y a un double effort à mener : d’un côté un effort d’explication par ceux qui ont déjà travaillé sur le projet en cours, afin que les nouveaux puissent s’approprier le projet dans les meilleurs conditions, et d’un autre côté un effort des nouveaux participants pour essayer de formuler des propositions d’évolution tenant compte de l’existant et de proposer de nouveaux projets pour nourrir la dynamique du groupe si l’existant ne correspond pas à nos aspirations.

La fabrication du jeu autour de la 5e république nous a permis de toucher ce problème du doigt lors de la précédente réunion, où, faute de penser à prendre le temps d’observer/expliquer, nous avons perdu beaucoup de temps en digressions qui étaient très intéressantes par ailleurs mais contre-productives à ce moment-là du travail sur ce projet.

5) Puzzle démocratique

3e étape de la phase de construction.

Nous avons abandonné les ficelles au profit de la craie et nous avons fait une nouvelle simulation, cette fois avec 1 joueur et 2 animateurs en interaction constante avec le joueur par le biais de questions.

Nous n’avons pu tester qu’un « scénario » (citoyen = point de départ du jeu) mais le jeu étant très ouvert, chaque joueur peut créer un nouveau scénario (ou nous pouvons lui en proposer un).

Le format testé mercredi (craie + cartons pour « construire » le jeu à même le sol + animateurs en interaction avec le joueur) semble satisfaisant en terme de dynamique de jeu et semble permettre de répondre à tous les objectifs du jeu (apprentissage, élaboration, prise de conscience de son propre rôle).

L’autre avantage de ce format est qu’il est facile d’en faire un « kit » à reproduire ailleurs.

Il faudra encore le tester, notamment avec des personnes moins familières du fonctionnement (et des dysfonctionnements) de notre démocratie.

En PJ quelques photos prises en cours de jeu. Imaginez qu’au départ il y avait juste le joueur (Nicolas) au centre du cercle jaune dans lequel vous voyez le carton « citoyen-ne ». Malheureusement je n’ai pas pris de photos de l’ensemble final, où apparaissant l’assemblée nationale, la justice, et de nombreuses autres éléments.

6) Campagne pour en finir avec le vote utile

En fin de réunion a rapidement été évoquée une idée de pétition contre le vote utile. Plus d’infos lors des prochaines réunions si l’idée fait son chemin d’ici là.

A bientôt sur les places publiques !